“Quand le peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité de ses juges, il revient à l’armée de rendre sa liberté et sa dignité au peuple“, Taylor RAWLINGS ex-président du Ghana. La nuit du 30 août 2023 aux environs de 4h du matin, le Gabon assiste à un nouvel essor. Après la délibération des présidentielle, les forces de défense et de sécurité gabonaise appelé CTRI (comité de transition pour la restauration des instituti+
ons) avec à sa tête le général de brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, sont représentés par une douzaine de militaires, durant leur passage sur la 1ère chaîne de télévision gabonaise Gabon 24. Abrités au sein de la présidence ils affirment avoir mis fin au régime en place suite aux résultats tronqués par les autorités institutionnelles annulant ainsi les élections et la dissolution de toutes les institutions.
DOMAINE POLITIQUE

Depuis 1967, le Gabon est sous le règne de la famille Bongo. A son accession au pouvoir, feu Omar Bongo ancien président de la république gabonaise, crée un parti unique appelé parti démocratique gabonais (PDG) faisant de lui le seul candidat potentiel aux élections présidentielles. Ce système liberticide du parti unique a mis fin à toutes les libertés démocratiques du pays et a permis au président d’assoir son autorité. Toutefois, cette situation ne restera pas longtemps accepter de tous, les populations ainsi que les opposants politiques par une succession de grève manifestent leur mécontentement, et en 1993 le multipartisme fut rétabli mais cela ne changera rien dans la gestion du pays. En 2009, Bongo fils succède à son père suite à son décès. En 2016, Ali BONGO remporte sans surprise les élections présidentielles face au candidat Jean Ping, qui pour lui tous le scrutin organisé étaient entachés des irrégularités donnant lieu à des contestations des résultats et à des troubles sociaux. Le parti démocratique Gabonais portait un regard particulier sur les signatures des coopérations diplomatiques dans le but d’assouvir leur propre intérêt. Il Faisait assoir leur autorité afin de diriger toutes les institutions tout en votant des lois qui étaient en leur faveur. Suite au Tripatouillage de la constitution afin de se maintenir au pouvoir en nommant un membre du parti démocratique gabonais comme président du Centre Gabonais des Élections (CGE) ,faire un retour sur l’élection à un tour, absence de fiabilité d’un fichier électoral à la veille des élections ,qui d’ailleurs n’arrangeaient pas les opposants. Nous constatons cela avec les propos d’un baron, opposant Alexandre Barro Chambrier qui disait : << On ne change pas les règles du jeu dans le match>>. C’est sans doute les raisons pour lesquelles les forces de défense et de sécurité gabonaise ont pris le pouvoir afin de revoir toutes les institutions qui étaient sous l’emprise du pouvoir en place
En 2018, Ali est victime d’un AVC qui le rend absent aux yeux de la population et ne le permettait plus de remplir convenablement ses obligations en tant que président.
Le 07 janvier 2019, le GABON est victime d’une tentative de coup d’état. 4ans après, nous assistons une fois de plus à un énième coup d’état après la délibération des résultats jugés tronqués par la junte au pouvoir (CTRI).
Le général Brice OLIGUI NGUEMA fait une tournée dans la sous-région notamment en Guinée Équatoriale, Congo Brazzaville, République Centrafrique et le Tchad dans le but non seulement de faire comprendre à ses pères les raisons qui ont conduit à cette phase de pouvoir qu’il appelle d’ailleurs ‘´ opération sauver la nation’’ mais également de renforcer la coopération avec ces pays voisins et redorer l’image du Gabon . Depuis un bon bout de temps, le Gabon n’avait plus une bonne presse avec les pays voisins notamment la Guinée Équatoriale, Cameroun et biens d’autres pays. Cette tournée vise à faire asseoir sa légitimité sur la scène internationale et régionale car les relations que ces pays avaient avec le Gabon sous la gouvernance d’Ali Bongo souffraient de la rigidité aigüe. Le Gabon a été suspendu de la CEEAC face à leur manifestation survenue le 30 Août 2023 et le président de la transition le général de Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA plaide en faveur de la réintégration du Gabon car depuis feu Omar Bongo, le Gabon a toujours été un acteur de ces instances, de ces organisations sous régionales notamment la CEEAC, CEMAC et l’Union Africaine.

PLAN SOCIAL

Durant les deux mandats du président déchu Ali BONGO ONDIMBA, de nombreux maux ont été ont été observés sur différents plans, notamment sur le plan social, Le président Ali Bongo a comme vendu du rêve aux Gabonais car bon nombre de promesses ont été dite mais seulement quelques-unes ont vu le jour et certaine pas dans leur intégralité. Une dizaine de gabonaise patiente devant la caisse nationale de sécurité sociale. Rien de nouveau pour la population gabonaise. Les retraités sont livrés à eux-mêmes, nombreux de leurs dossiers déposés depuis des années n’avait pas reçu gain de causes .en effet, lorsqu’ils se rendaient dans leurs différents centre de payement, le personnel en charge leurs faisaient comprendre à chaque fois que leurs virements n’a pas été effectué. Argent! Argent! Et toujours Argent! Les collégiens et lycéens ne sont pas en marge de ce phénomène. D’abord des retards de paiement, puis des tentatives de suspension, pour enfin supprimer depuis 2017 les bourses scolaire d’un montant de 24000 f octroyées aux apprenants du secondaire durant des années. Les plaintes se multipliaient auprès de la population sous le régime d’Ali BONGO. Au vu de cela, le président de la transition Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA après sa prise de pouvoir quelque semaine avant la rentrée, il annonce le payement de tous les retraites dans l’immédiat et le rétablissement des bourses scolaires dans les établissements publics et conventionnés sur l’étendue du territoire national. C’est une bonne nouvelle pour le système éducatif gabonais qui souffre de plusieurs maux depuis des décennies Ce problème de bourse ne se limite pas seulement au secondaire mais touche également l’enseignement supérieur avec de multiples mouvement de grèves menés par les étudiants des universités et des grandes écoles suite aux nouvelles conditions d’attribution des bourses. Les étudiants gardent espoir que le président se penchera également sur ce sujet. Max Olivier OBAME NDONG porte-parole de la transition a rappelé les mesures prises dans le secteur de l’éducation nationale avec la restauration des bourses aux secondaires, la gratuité des frais d’inscription et de réinscription dans les établissements publics et conventionnés et une mise à disposition de 1000 postes budgétaires.

PLAN ÉCONOMIQUE
En ce qui concerne les raisons qui ont favorisé le putsch militaire nous avons des raisons économiques qui doivent être les raisons phare de cette action. Disons-le clairement, le Gabon connaît depuis plusieurs années voire des décennies, des détournements de fond, une mauvaise gérance de l’économie du pays avec des emprunts obligataires qui ne favorisent pas souvent ou quasi pas du tout des changements au sein de la société gabonaise. Il faut dire que la population gabonaise ne le ressent pas dans son portefeuille au quotidien. Ce problème de gérance économique financière se situe à tous les niveaux et pour cause les responsables ont les yeux plus gros que le ventre s’il faut le dire ainsi. Des investissements à plusieurs centaines de millions voir de milliards de francs CFA sont la plupart du temps détournés et donc les projets qui avaient permis ces décaissements de fond ne sont pas toujours réalisés dans leur totalité, il n’y avait pas de regard pointilleux sur le sujet venant des autorités. C’est le cas des travaux routiers dans nos arrondissements et aussi voiries de certaines grandes universités du pays à savoir l’université Omar Bongo et l’université des Sciences de la Santé dont 2 milliards de franc CFA avaient été décaissée mais les travaux ne sont pas allés à leur terme. Les retraités civils et militaires accusent un retard de leur paiement de pension depuis 2015 ce qui conduit souvent à des manifestations qui n’aboutissaient à rien ou à de fausses promesses. Énormément d’exemple existe dans ce système qui mine notre société depuis plusieurs années.
Tableau de la dette intérieure 2010 à 2016
Bien qu’il tente de gérer la situation pour ce qui est de la dette extérieure, l’État gabonais du temps du pouvoir déchu l’a considérablement fait augmenter ces dernières années. La dette publique, l’État emprunte énormément auprès des marchés internationaux et cela inquiète les professionnels de la finance mais surtout des populations qui ne voient rien de concret et d’avantageux pour elles. Dans une interview accordée au journal Echos du Nord, l’expert financier en banque et marché de capitaux et ancien directeur général de la BVMAC, Willi ONTSIA, a donné son point de vue. 《 La progression vertigineuse de la dette publique gabonaise ne s’est pas accompagné d’un niveau d’infrastructures et d’équipements en adéquation avec l’endettement de l’État qui, en contrepartie, a hérité d’une dette publique abyssale et faramineuse qui se matérialise notamment par de nombreuses éléphants blancs, de impayés de dette, des dépenses fictives et des règlements surfacturés. Par conséquent, nous comprenons aisément que la levée d’emprunt auprès des bailleurs de fonds internationaux et autres institutions financières est devenue un , c’est-à-dire une source lucrative de détournement de deniers publics et un mode d’enrichissement illicite pour les autorités corrompues en charge des finances publiques, et ceci au mépris des générations futures qui payeront la facture》. DIG/ Evaluée à un peu plus de 400 milliards de francs en 2020, selon les conclusions de la première Task Force mise en place en 2020, la dette intérieure du Gabon frôle aujourd’hui les 3000 milliards de francs en 2023. D’après une source proche du dossier citée par le quotidien L’Union, les créances de l’Etat vis-à-vis des entreprises ont été inexplicablement multipliées par… 7 entre 2020 et 2023. « Les rachats se faisaient à travers les banques, à la tête du client, en lieu et place d’un vrai club de Libreville pour contenter toutes les entreprises dont les créances avaient été reconnues », informe la source. Rajouté à la dette extérieure, le Gabon se retrouve avec un niveau d’endettement dépassant aujourd’hui les 7000 milliards de francs. « Les emprunts d’état qui ont pour but d’apurer cette dette d’une part et financer les projets d’infrastructures d’autres part, ont été utilisés à d’autres fins via des canaux non orthodoxes visant, à favoriser les détournements de deniers publics. Résultat, le niveau de réalisations des projets de développement est très faible », souligne la source.
Tableaux statistiques de la dette publique 2010 à 2020

C’est dans les soucis de rehausser l’économie du pays et de rassurer les créanciers et partenaires du Gabon que le général de brigade, le désormais chef de l’État gabonais, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a tenue à rassembler les membres de la fédération des entreprises du Gabon pour selon lui : 《 définir ensemble des contours de la transformation économique et sociale de notre pays pour bâtir ensemble une économie plus forte, plus diversifié, plus inclusive et résiliant. 》 Sur les 13 propositions qui lui ont été soumises il n’en retiendra 4 de façon prioritaire à savoir:
● Le règlement de la dette intérieure. En 2020, un audit du gouvernement avait conduit à l’annulation de près de 241 milliards de francs CFA déterminés comme fictif sur l’ardoise de l’État. Mais un an plus tard, le quotidien public l’Union pointait une explosion de cette dette, le près de 50 % passons de 1695 milliards à 2572,7 milliards de francs CFA. Ce qui représente près de ¾ du budget de l’État du Gabon pour l’année 2023, qui culmine à 3602 milliards de franc CFA. Selon Gabriel ZOMO YEBE, professeur d’économie à l’Université Omar Bongo de Libreville, s’il fallait privilégier une dette à éponger, ce serait la dette interne, car elle a plus d’impact à son 《effet multiplicateur》.
Toujours selon Monsieur ZOMO YEBE, les entreprises souffrent très souvent des factures impayées de l’État, ce qui m’est souvent en difficulté ses créanciers et leurs fournisseurs.
● Autre priorité retenue par Brice OLIGUI NGUEMA, c’est la restauration de la journée comptable au trésor, c’est un instrument mis en place par le Gabon pour assurer l’équité dans la gestion de la dette de l’État, explique- t-on à la Fédération des Entreprises du Gabon. Le chef de la junte estime que la réactivation de cet instrument permettra de mettre fin 《aux petites combines entre copains et coquins 》 explique-t-il.
●En outre, Brice OLIGUI NGUEMA estime que 《les retraités vivent mal》, il est important de mettre 《sous gestion du secteur privé des deux caisses de prévoyance sociale》. Il s’agit de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), une caisse mise en place en 2007 c’est elle qui gère la couverture maladie dans le pays et assure le service des prestations familiales, l’autre c’est la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) dédiée à la sécurité sociale aux travailleurs du secteur privé. Notons aussi que la caisse de sécurité sociale affiche un déficit de plusieurs milliards de franc CFA. ●Le général Brice OLIGUI NGUEMA attache aussi du prix à une bancarisation des procédures, lorsqu’il s’agira de financer les projets gouvernementaux.

Qui est Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA?
Le général de brigade Brice OLIGUI NGUEMA, né en 1975 à l’EKONI. LEKORI dans la province du HAUT-OGOOUE au GABON. Il est Obamba de mère, avec qui il a d’ailleurs passé une grande partie de son enfance et Fang du WOLEU-NTEM du côté de son père dont il suivra les traces en tant que militaire. De nationalité GABONAISE, il a été formé à la prestigieuse Académie militaire du
Maroc. Il devient en 2005 l’assistant du président de l’époque D’OMAR BONGO ONDIMBA jusqu’à sa mort en 2009. En Août 2009 ALI BONGO devient le président du GABON après son père. A la suite duquel Brice OLIGUI NGUEMA devient attaché militaire des ambassades du GABON au MAROC et AU SENEGAL. En 2019 il est rappelé au GABON à la tête du service de renseignement de la garde républicaine en remplacement de colonel FREDERIC BONGO. Jusqu’ici rien ne laissait présager ce qui va suivre. Le 30 Août 2023 il est en tête d’un coup d’état, qu’il va nommer « opération sauver la nation » à l’issu duquel il devient le président de la République de la transition du GABON. Brice OLIGUI NGUEMA c’est érigé en moïse venu délivrer le peuple gabonais des chaînes de la famille BONGO.

Laisser un commentaire


Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer